© Copyright 2017 Ravenel.Oise


 

Origine:

 

La Ravenelle (Raphanus raphanistrum ):

Ce radis sauvage se reconnaît à ses grandes fleurs jaunâtres veinées de brun aux pétales très arrondis. Cette plante était située dans des champs et des sites rudéraux .

Ancien français de Ravene XIII (dont ravenelle est un diminutif) de rave (du latin naja ou du latin raphanum).

Ravenel est un gros bourg du canton de St Just en Chaussée. Autrefois dénommé Ravenel en 1163, Raisnello en 1250, Ravenellum en 1258, Resnellum en 1295, Ravesnes en 1418 et encore Lancelot de Ravenel en 1423, ou Ravenel les Montdidier ou Ravenelles en 1537 ou aussi, Ravenay en Beauvais en 1547.

La seigneurie de la paroisse de Ravenel appartenait dès le XIIIe siècle à une famille qui en portait le nom. Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait au duc d'Halluin de Maignelay, d'origine belge.

Au milieu des prairies et des vastes champs de betteraves et de colza surgit au loin le clocher monumental de l’église de Ravenel. Ce paisible village de l’Oise recèle bien des trésors. Robert Hersant, magnat de la presse française y fit ses premières armes en politique

 


L'église:

 

 

Le village est dominé par l'église Notre Dame, remarquable avec l'une des plus belles tours Renaissance de 45 mètres dehauteur (1550) de la région, aujourd'hui en danger. La nef et un transept conservent le plan roman. On peut lire sur l'un des murs l'entrelacement des chiffres d'Henri II et de Diane de Poitiers. La façade date de 1780, les fonts baptismaux de la Renaissance, l'autel de 1634. On trouve dans l'église le bas relief sépulcral de M. et Mme Bouchart, seigneurs de Ravenel, morts en 1616 et 1624. L'ancien cimetière entourait l'église Notre Dame, où se situe le calvaire.

L'ARPE (Association Ravenelloise pour la Protection de l'Eglise) se mobilise pour restaurer ce monument remarquable.

 

 

 


Le château et sa rue:

 

 

Le château date du XIXe siècle. Son dernier châtelain était le Marquis de Rastibonne apparenté à une famille de noblesse allemande. On ignore pour l'instant qui a construit cette demeure qui reste inaccessible aux visiteurs.

 

HISTORIQUE SEIGNEURIAL DU CHATEAU DE RAVENEL DU XIII A SIECLE A NOS JOURS :

La seigneurie de la paroisse de Ravenel appartenait dès le XIIIème Siècle à une famille qui en portait le nom; Jean de Ravenel, chevalier, donna en 1213 une partie de des dîmes à 1‘abbaye de Saint Just.

Deux de ces descendants, appelés Eudes sont connus pour des donations analogues, faites dans le même siècle à l‘abbaye de Froidmont.

Jean de Ravenel fit hommage au comte de Clermont le 2 janvier 1486 ; Jean, le dernier de ce nom, vendit en 1555 ses terres de Picardie pour s’établir à Vitré en Bretagne. Une autre branche de cette famille passa en Lorraine où elle devint la souche de 1a maison de Ravenel érigée en marquisat vers 1721.

La terre de Ravenel appartenait au XVIème siècle à la maison de Guillebon, en même temps qu’Angivil1ers. El1e fut vendue par décret en 1750 à Monsieur Bouchart qui la revendit à la maison de Guermante. (Dans une chapelle de 1‘église on remarque un bas-relief sépulcral de M. et Mme Bouchart, seigneurs de Ravenel, décédés respectivement en 1616 et en 1624).

Paulin Gabriel Prondre, chevalier, seigneur et marquis de Guermante, Rocquement, Bussy St Georges, Bussy St Martin, Ravenel et autres lieux, épousa Adélaïde Camus-Destouches qui sur vingt cinq couches successives ne conserva que deux fils, 1‘ainé et le 21ème. L‘aîné, Paul Gabriel Prondre, comte de Florange, eut en partage les terres et le marquisat de Guermante et le 21ème, Louis Ernest le marquisat de Ravenel.

Pendant la Révolution, pour lui conserver, l‘avait transmis par fidéicommis à sa parente Melle de Obsonville qui put le garder et lui rendre après la Révolution.

Louis Ernest Prondre, épousa Marguerite Joseph de Rothe, dont la mère Mme de la Vaulx, fut la dernière femme du maréchal de Richelieu.

De ses divers enfants, une seule fille survécut, Emma Louise Joséphine Prondre de Ravenel, qui épousa Joseph Marie Scipion, comte de Chazelles, d’une ancienne et noble famille d’Auvergne et Languedoc, connue depuis l’an 1100 et qui devint propriétaire de la seigneurie de Ravenel à la mort de son père. Elle mourut à son tour en 1882, ayant eu trois enfants :

1) la marquise de Gaurgue, veuve sans enfant.

2) 1e baron de Chazelles, décédé en 1861, laissant deux filles devenues : l‘une la comtesse de Bacqueray-Valolive, l‘autre Mme de Chalmeton de Croy; cette dernière est morte laissant 2 fils et une fille Marie Louise qui a épousé le comte Berthier de Sauvigny.

3) Marie Ernestine de Chazelles qui épousa en 1855 Marie Edmond Ratisbonne d’une vieille famille alsacienne, anoblie sous Louis XVI et qui reprit la terre de Ravenel à la mort de la comtesse de Chazelles, sa mère.

Le château de Ravenel, qui fut respecté par la Révolution, a été occupé par les Ratisbonne jusqu’en 1958 ou 1959, date à laquelle il fut racheté par la famille Laszlo Szabo, de nationalité hongroise, afin de devenir un ensemble de d’appartements locatifs. Après le décès de M. Szabo, sa veuve a revendu, en 2007, l’ensemble à trois nouveaux propriétaires.

***

Celui a été rénové et est habité. On sait que le peintre canadien Richard Reid vint y chercher, à l'automne 1963, un peu d'inspiration. De ses caves, partent des souterrains en direction des domaines voisins d'Angivillers, Maignelay, et Saint Martin aux Bois.

Les cartes postales du début du siècle montrent que les armoiries qui ornaient le grand portail, armoiries représentant des lions de bronze doré. Suite à la réfections de la chaussée et à l'élargissement de celle-ci, les armoiries ont été déposées et peut-être vendues et remplacées au début de la grande guerre par des armoiries de tôle peine supportées par deux piliers de briques sans élégance.

Il est probable que la ferme face au portail du Château, située rue du château appartenait au domaine et que les bâtiments de cette exploitation sont antérieurs à l'actuel château.

On peut y voir, en passant par le lotissement le Parc, anciennement le parc du château, un pigeonnier, tour cylindrique de pierre, laissé à l'abandon, dont le toit à cédé sous le poids du temps. Sous ce pigeonnier y passe un souterrain.

Une vaste avenue partait de l'entrée ouest du château et allait jusqu'à la Chaussée Brunehaut, en direction de Montigny. Cette allée était bordée de châtaigners. Elle existait à la fin du XIX siècle. Des châtaigners subsistent entre le Château et l'Eglise. Seule la rue du Château était pavée, depuis la rue de Breteuil jusqu'au bas de la place dite du Grand Bail.

La Mairie-Ecole:

 

L'actuelle Mairie a un siècle environ.

Les logements des instituteurs était une longue maison orientée d'Est en Ouest, construite en pierres. Il a été remplacé en 1931 par une maison de briques, devenue depuis le secrétariat de Mairie et les bureaux du Maire.

La cour de la Mairie-Ecole était devancée par quatre tilleuls qui ont aujourd'hui disparu.

Certains prétendent que la Mairie et l'école se trouvaient au XIX e siècle dans l'actuelle rue de Breteuil, près de l'Eglise. On n'a aucune certitude pour la mairie mais il est vrai qu'une école des sœurs se trouvait effectivement près de l'Eglise.

On a retrouvé sous l'ancien préau de la mairie-école actuelle un ancien puits dont tout le monde ignorait l'existence. Ce puits n'a pas été comblé.


Le Monument aux Morts:

 

Le Conseil Municipal, dans sa séance du 27 juin 1920, nomma une Commission chargée d’étudier le projet d’un monument commémoratif aux Victimes de la guerre.

 

Le 16 octobre de la même année, une nouvelle réunion fixa l’emplacement de cet édifice ; la dépense serait couverte au moyen d’un emprunt, d’une subvention et d’une souscription (s’élevant à 5138 francs) faite dans la commune.

Après examen de trois projets, le choix se fixa sur un monument en pierre de Lorraine provenant de la marbrière d’Euville dans la Meuse, en pyramide d’une hauteur de 2m 50.

Caractéristiques de l’édifice : hauteur totale 5m 50, poids 17300 Kg, prix de revient 28025 francs 54.

Réceptionné à Ravenel le 3 septembre 1922, son inauguration eut lieu le 8 octobre 1922 en présence de la population, des députés et des sénateurs du département ; le Conseiller Général et 15 maires des environs y furent conviés.

Ce monument représente un "poilu" terrassant l'aigle germanique. Lorsqu'en 1940, les armées allemandes traversèrent Ravenel, un officier exigea des autorités locales qu'on fasse disparaitre l'aigle vaincu, faute de quoi, le monument entier sauterait. L'aigle fut donc enlevé au burin, mais l'artisan prit soin d’en conserver les morceaux qui furent remis entre les pieds du soldat à la libération.

 

Si proche de la ligne de front, la commune de Ravenel ne pouvait échapper à la Grande Guerre. Elle fut largement pillée le 1er septembre 1914 à l’arrivée des Allemands. L’escadrille Lafayette, célèbre unité de volontaires américains, y fut envoyée en prévision de l'offensive du printemps 1917.




LES  MAIRES  DE  RAVENEL  DEPUIS  1793

1793

/

1796


FORE  Joseph

1796

/

1808


CAILLAIS  Toussaint

1808

/

1813


PILLON  François

1813

/

1830


Marquis  PONDRE de RAVENEL

1830

/

1840


PILLON  Adolphe

1840

/

1844


Vicomte de CHAZELLES

1844

/

1848


PILLON  Adolphe

1848

/

1856


Vicomte de CHAZELLES

1856

/

1869


LEROY HEUDEL  Ambroise

1869

/

1871


PILLON  Adolphe

1871

/

1886


BOUCHE  Hippolyte

1886

/

1893


RATISBONNE  Edmond

1893

/

1901


LANGLOIS  Ernest

1901

/

1903


TRUBERT  Joseph

1903

/

1912


RATISBONNE  Marie-Alphonse

1912

/

1919


GAILLET  Louis Emile

1919

/

1925


LEMAIRE  Philémon

1925

/

1945


ROUSSEL  Albert

1945

/

1947


DESNAIN  Adolphe

1947

/

1955


PILLON  Pierre

1955

/

1959


HERSANT  Robert

1959

/

1965


DELORMEL  Julien

1965

/

1983


LEROY  René

1983

/

1995


DECUIGNIERE  Gilbert

1995

/

2008


PORTEMER  Jean-Pierre

2008

/

2014


MERLIN  Bernard

2014

/



MERLIN  Bernard





 


Robert Hersant (1920-1996), presse et politique:

Condamné en 1947 à dix ans d’indignité nationale pour collaboration puis amnistié (1952), le fondateur de l’Auto-Journal et de l’Oise-Matin est élu maire de Ravenel (1954-59) puis conseiller général de Saint-Just (1954-73) avant de conquérir dans des conditions particulières son siège de député de l’Oise (1956-78 ; 1986-88). Maire de Liancourt (1967-74), il restera célèbre pour avoir construit un groupe de presse tentaculaire (Le Figaro, France-Soir, Dauphiné libéré, etc.)

Il habitait une  résidence cossue transformée en maison d’hôtes. Cette maison bourgeoise du début du 19e siècle fut habitée par Robert Hersant, qui y reçut (de passage) entre autres Martine Carol et Luis Mariano venus soutenir sa candidature en 1956.

Le Calvaire:



Le grand calvaire situé au centre sud-est du village, au bas de la rue du Petit-Bail était destiné à la pénitence des délinquants, voire des condamnés à mort.

Le calvaire était d'abord posé sur un simple tertre de terre. Certaines photos anciennes peuvent en témoigner.

Après quoi un bâti de briques fut aménagé au début du siècle.

On y planta des arbustes et l'on y plaça une barrière métallique qui fut rapidement détériorée.

En 1937, il ne restait plus qu'une haie taillée courte qui disparaîtra totalement.

Après 1960, lors de l'aménagement du carrefour des rues du Petit-Bail, du Château, de églantiers et de Noyon, en même temps qu'on fait disparaître la mare dite Grand-Mare, on met à bat de tertre de briques et le calvaire est transporté dans l'enceinte de l'Eglise près du chœur ou il se trouve toujours, mais en mauvais état.

 








La chapelle:

On trouve à proximité de la rue du 8 mai 1945, la chapelle Sainte Marie datant de 1880.

 

 


Les moulins:

 

 

Ravenel comptait la présence de quatre moulins à vent, signe d'une agriculture fleurissante. Les moulins ont aujourd'hui disparu, mais l'agriculture reste très présente.

 


Le marché:

Un marché existait le vendredi. Aujourd’hui, les élus Ravenellois tentent de lutter contre la désertification rurale. La fermeture de la Poste est effective depuis le 1er janvier 2007. En lieu et place du marché du marché du vendredi d’autrefois, les 1 032 habitants disposent d’un service d’autocar desservant une fois par semaine le marché de Saint-Just. Depuis peu, un petit marché fait le bonheur des Ravenellois, le jeudi après midi.



La ganterie:

 

 

Avant 1900, de nombreuses femmes confectionnaient des gants de peau. Aujourd'hui la ganterie est toujours présente. Elle s'est modernisée. Son siège est situé à Estrées Saint Denis.

 



La gare:



Ravenel était situé sur une ligne de chemin de fer reliant Estrées Saint Denis à Crèvecœur le Grand. Vers 1870, on recense à Ravenel au moins deux usines sucrières. La collecte des récoltes fut d’ailleurs à l’origine de l’ouverture en 1891 d’une ligne ferroviaire dont Ravenel était une des gares principales. La RN 16, jointe à la ligne SNCF Paris-Amiens-Calais, devait plus tard consacrer Saint-Just comme le nouveau chef-lieu du canton.

 

 


Les métiers d'autrefois:

Les Ravenellois non agriculteurs étaient maçons, couvreurs et partaient sur des chantiers à Beauvais ou Amiens, et même jusqu'à Paris. Le village a beau tenir son nom de la ravenelle, ravissante petite fleur et forme sauvage du radis, son histoire reste liée à la betterave à sucre. Vers 1870, on recense à Ravenel au moins deux usines sucrières. Grâce à des conduits souterrains, la râperie alimentera longtemps la grande sucrerie de Saint-Just-en-Chaussée en jus de betteraves. La collecte des récoltes fut d’ailleurs à l’origine de l’ouverture en 1891 d’une ligne ferroviaire dont Ravenel était une des gares principales.

Les rues:

 

Certaines rues ont changé de nom. Des noms de rue demeurent énigmatique.

L'actuelle rue du Général Leclerc, s'appelais naguère rue de Montigny et jadis rue des normands.

La rue du vieux moulin était prolongée par un chemin dit du frêne. Cet arbre est toujours debout, et un lotissement proche en porte le nom.

La rue du huit mai 1945 était dite rue de la gare ou rue de saint Just.

La rue de la vallée conduisait à Angivillers par un détour.

La rue de l'église était partagée en deux tronçons: rue de l'église proprement dite, allant de l'Eglise à la place du petit bail ou grand place, et rue de l'enfer ou chemin d'Angivillers.

La rue de l'enfer était sans doute dénommée ainsi à cause de son état de délabrement permanent, et non au à cause de son cimetière qui jadis se situé près de l'Eglise Notre Dame. Le cimetière est situé à la sortie de Ravenel en direction d'Angivillers.

La rue de Compiègne est aujourd'hui une impasse. Elle menait autrefois jusqu'au calvaire de la route de l'églantiers, aujourd'hui face au château d'eau. (Point haut de Ravenel).

La rue de Noyon était appelée rue du Sac au XIX siècle.

Elle était prolongée par la rue de la Noue, du gaulois "Nauda" qui signifie prairie, herbage, terre humide, marécageuse.

La rue de la Ganterie témoigne de l'existence encore actuelle de cette fabrique artisanale.

La rue du trésor est mystérieuse. on a aucune indication concernant ce trésor.

La rue du Petit-Bail était appelée rue de l'Ormeau-Chaud dans sa partie nord.

Seule la rue du Château était pavée, depuis la rue de Breteuil jusqu'au bas de la place dite du Grand Bail. Les autres rues étaient de terre battue mélangée de cailloux bleus.

 

 


 


    




Les mares:



Les mares jouaient un rôle important dans la vie rurale.

Réservoirs d'eau pour le bétail, abreuvoirs, réserve d'eau contre les incendies, elles étaient au nombre de quatre à Ravenel.

La plus grande (la Grand-Mare) se situait au carrefour du Petit-Bail, de la rue du Château, de la rue de Noyon et de la rue de Montigny (actuellement face à la boulangerie).

Elles servaient en outre à recueillir les eaux de pluie et à régulariser le ruissellement.

Après la guerre ne subsistaient plus que cette marre et celle de la rue de Montigny, dite mare Bertin, Les mares de la place et de l'Ormeau-Chaud ayant été comblées.

En cas d'incendie, des tonnes d'eau, tirées par un cheval, faisaient la ronde sous la vanne de la Grand-Mare et se chargeaient pour transporter l'eau jusqu'au sinistre. Un effectif important de pompiers n'était pas inutile dans ces conditions précaires d'alimentation en eau. Les anciens évoquent très souvent les problèmes liés à la sècheresse dans ce pays dépourvu de tout cours d'eau et où la nappe phréatique est sous une couche épaisse de craie qui peut atteindre 50 ou 70 mètres



Autres....

 

 

- Une fanfare existait à Ravenel, c'était une fanfare ouvrière disparue dans les années 1960.

- Autrefois on jouait à la choule vers la mi-carême. Si les jeunes perdaient, ils n'avaient pas le droit de danser le début du bal. La choule est un jeu rural très ancien (XIIe siècle). Le choulet ou esteuf est une boule de cuir remplie de mouse, de foin, de son, ou gonflée d'eau. Le jeu avait un caractère officiel: seigneurs, maire et curé étaient présents. Si la victoire n'avait pu être saisie par l'une des équipes, on recommençait le dimanche suivant, toujours au printemps.

- Une Guise est un morceau de bois de vingt centimètres environ, aminci au deux bouts. On prenais une batte, bâton de 60-70 cm, puis, dans un cercle dessiné par terre, on frappait avec la batte sur l'extrémité de la guise en criant: Djise! Votre partenaire répondait: Drouéte! La guise sautait en l'air, et tourbillonnait. Les adroits la rattrapaient avec la batte pour la renvoyer le plus loin possible. Peut-être qu'un camarade la récupérerait en vol en criant: dans m'tchatchette! Sinon on mesurait la distance franchie en longueur de batte et additionnait vos points.

- La cérémonie du bâton. Cette procession avait lieu le 15 août, fête de la vierge, selon un vœu de Louis XIII qui avait consacré le royaume de France à la vierge en 1636. Ce vœu avait été prononcé par le roi à Abbeville dans la Somme. Une statuette de la vierge est soutenue par un bâton et ornée de rubans que tiennent des jeunes filles.

 




Le Journal d'un Poilu N°1

Hommage particulier à Théode Bonvallet.

Extraits des carnets de notes de Théode BONVALLET (né le 21/11/1886 à Ravenel - mort le 21/09/1918 à Doiran (Macédoine))


Retrouvez toutes les éditions du journal du poilu dans la page bulletins municipaux



Prenez l’occasion de découvrir « Ravni » (nom picard) sous un autre angle !

Venez nous rendre visite.